Aujourd'hui je joue les stars : je suis acteur dans un court métrage... J'ai mal dormi cette nuit. Enfin, un peu plus mal que les autres nuits... J'ai le trac, même si je ne suis plus tout à fait un débutant et que je maitrise l'exercice.
Je ne suis pas sûr d'avoir bien tout compris au scénario... Le titre... "Introspection"... Il parait qu'on m'a choisi pour ma beauté intérieure... Je ne sais pas comment je dois le prendre, ça...
On commence les premiers plans vers 13h30... Mais je me pointe sur place vers midi... J'aime bien repousser mon arrivée sur le plateau jusqu'à la dernière limite, pour ne pas attendre. Tous les acteurs vous le diront : on passe son temps à poireauter. C'est pénible: on cogite. On refait la scène dans sa tête et après on est surpris lorsque le réalisateur vous demande de faire tout autrement...
Le pire c'est que ça me prend toute la journée, alors que c'est un tout petit rôle.
Je joue le rôle d'un malade qui subit une fibroscopie gastrique dans un hôpital. Le tout sous anesthésie générale car l'épreuve de la caméra qui descend jusqu'à l'estomac, c'est pas très agréable. Le plan-séquence ne dure que trois ou quatre minutes.
Et puis le temps de se réveiller, et hop, dehors, pour préparer le plan du lendemain matin, où l'on me voit pisser dans un flacon, et passer une radio.
Le pire dans tout cela, c'est que je ne gagne pas un rond ! Mon agent m'a dit que ça n'était pas payé mais que c'était bon pour ma carrière, et que c'était une grosse boite de prod'... La CNAM... Connais pas...
Qu'est-ce que je ne ferai pas pour passer devant une caméra hein ! Quand on débute, il faut être prêt à tout... Mais des fois, j'ai l'impression qu'on me mène en bateau.
Blog d'un adulte atteint de mucoviscidose, diabétique, greffé du foie, des poumons et d'un rein. (What else ?) ;-)
mardi 6 mai 2003
samedi 3 mai 2003
Greg a raison.
Greg a toujours raison... (Je le dis car sa modestie -tu parles!- l'empêche de me reprendre sur ce point...) Enfin, lorsqu'il écrit que notre boite - un site web destiné à la communauté gay - n'est vraiment pas comme les autres et que nous sommes un peu jetés, je crois qu'il a raison.
On sort des énormités toute la journée. On s'envoie des photos du pire du pire du plus terrible de ce qu'on peut trouver sur le net (et dans l'humanité), généralement en matière de bizarreries sexuelles et d'atrocités en tous genres. Et ça nous fait rire aux éclats...
Notre boss, le Grand Ghana Thi Ehri Vho Tro n'est d'ailleurs pas le dernier, au point d'avoir sa propre adresse email considérée comme SPAM par un certain nombre de serveurs de mail et par le logiciel SpamNet !
On passe notre temps à médire, et à commenter tout ce(ux) qui passe(nt) sous nos fenêtres (il faut bien un avantage à squatter un rez-de-chaussée...)... A taper sur les copines en jouant les folles tordues. A s'engueuler parfois dans des termes pas toujours très choisis. Et j'en passe et pas des meilleures...
Le monde à l'envers, la quatrième dimension... Nous n'avons plus tout à fait le sens des réalités...
D'ailleurs quand on essaye de prendre un sujet de discussion "normal" ca énerve tout le monde ou ça dégénère... A midi, je tentais de discuter avec Greg de la qualité des pizzas qu'il se fait livrer et compte-tenu du fait que nous n'avons "ni les mêmes valeurs" ou les mêmes goûts, ni les mêmes besoins/attente, ni le même référentiel de qualité, autant vous dire que cela commençait à être animé.
Tatiana a fini par nous dire "qu'on lui cassait les couilles" avec notre discussion sur les pizzas... On a parlé d'autre chose... De sexe... Et tout est rentré dans l'ordre... Il devenait tout à fait normal d'entendre parler de bite, de pénétration, de travail urétral, de sling, de fist fucking...
Enfin non, là j'exagère, car Greg était en train de manger sa pizza, et j'évite ce genre de chose car je le sais très -trop- sensible dans ces moments là... Alors qu'Olivier prend un malin plaisir à en faire des tonnes lorsqu'il le voit en train de manger sa mousse au chocolat... -Rires assurés.-
Bref, le ronron s'est installé...
Un peu plus tard, en parlant de je ne sais plus qui dont nous estimions qu'il manquait un peu de vigueur et d'entrain, j'ai dit à Tatiana qu'il devrait acheter de "l'engrais à couilles". Je note la nouvelle expression sur le blog, car je la trouve imagée et finalement assez charmante... Bien que R. me dise plus tard par icq que je suis devenu à ses yeux un ignoble personnage...
Quand je vous dis que nous n'avons plus tout à fait le sens des réalités...
On sort des énormités toute la journée. On s'envoie des photos du pire du pire du plus terrible de ce qu'on peut trouver sur le net (et dans l'humanité), généralement en matière de bizarreries sexuelles et d'atrocités en tous genres. Et ça nous fait rire aux éclats...
Notre boss, le Grand Ghana Thi Ehri Vho Tro n'est d'ailleurs pas le dernier, au point d'avoir sa propre adresse email considérée comme SPAM par un certain nombre de serveurs de mail et par le logiciel SpamNet !
On passe notre temps à médire, et à commenter tout ce(ux) qui passe(nt) sous nos fenêtres (il faut bien un avantage à squatter un rez-de-chaussée...)... A taper sur les copines en jouant les folles tordues. A s'engueuler parfois dans des termes pas toujours très choisis. Et j'en passe et pas des meilleures...
Le monde à l'envers, la quatrième dimension... Nous n'avons plus tout à fait le sens des réalités...
D'ailleurs quand on essaye de prendre un sujet de discussion "normal" ca énerve tout le monde ou ça dégénère... A midi, je tentais de discuter avec Greg de la qualité des pizzas qu'il se fait livrer et compte-tenu du fait que nous n'avons "ni les mêmes valeurs" ou les mêmes goûts, ni les mêmes besoins/attente, ni le même référentiel de qualité, autant vous dire que cela commençait à être animé.
Tatiana a fini par nous dire "qu'on lui cassait les couilles" avec notre discussion sur les pizzas... On a parlé d'autre chose... De sexe... Et tout est rentré dans l'ordre... Il devenait tout à fait normal d'entendre parler de bite, de pénétration, de travail urétral, de sling, de fist fucking...
Enfin non, là j'exagère, car Greg était en train de manger sa pizza, et j'évite ce genre de chose car je le sais très -trop- sensible dans ces moments là... Alors qu'Olivier prend un malin plaisir à en faire des tonnes lorsqu'il le voit en train de manger sa mousse au chocolat... -Rires assurés.-
Bref, le ronron s'est installé...
Un peu plus tard, en parlant de je ne sais plus qui dont nous estimions qu'il manquait un peu de vigueur et d'entrain, j'ai dit à Tatiana qu'il devrait acheter de "l'engrais à couilles". Je note la nouvelle expression sur le blog, car je la trouve imagée et finalement assez charmante... Bien que R. me dise plus tard par icq que je suis devenu à ses yeux un ignoble personnage...
Quand je vous dis que nous n'avons plus tout à fait le sens des réalités...
jeudi 1 mai 2003
Pas d'pot
Des fois j'ai l'impression d'être comme le personnage de dessin-animé maudit, qui se balade avec un petit nuage au dessus de la tête. Le Pierre Richard ("Perrin") du film "La Chèvre"... Y'a un truc qui cloche, c'est pour ma pomme... La théorie de l'emmerdement maximum, la goutte d'eau qui fait déborder les chutes du Niagara... Tout ça, ça existe : c'est ma vie...
Oui bon, je sais j'exagère, mais quand on en a plein le dos, il n'en faut pas beaucoup pour vous faire croire que le sort s'acharne... La moindre petite emmerde devient une cata... C'était un peu l'humeur du jour.
Ce matin, je suis parti avec un Kway dans mon sac, des fois qu'il pleuve. J'avais renoncé à chausser des TBS alors que j'ai les pieds qui me font atrocement souffrir... Depuis que je reprends des médicaments qui modifient mes facteurs de coagulation (ou qui entraînent je ne sais quoi...), j'ai les pieds couverts de bleus (ou plutôt, de rouge...) aux endroits qui frottent sur les godasses... C'est très élégant de se balader avec des pieds à pois rouges... Faudrait que je me rase les poils, on pourrait croire que je porte des chaussettes bariolées.
Bref. Je prends malgré tout des chaussures sensées résister à la pluie.
Toute la journée : soleil radieux.
Je rentre chez moi avec une démarche proche de celle de Bourvil, lorsqu'il passe les souliers de De Funès dans la Grande Vadrouille. (Merci à Tatiana pour s'être dévouée à aller nous chercher le déjeuner à la boulangerie, à midi...)
Métro bondé. Portillon dans la gueule : en panne. Le molosse du kiosque surgit en aboyant dans sa muselière: crise cardiaque.
Je me décontracte deux minutes. Auchan me livre. Je saisis un stylo: il me casse dans les doigts.
Je troque mes grolles contre mes TBS -soulagement- , le temps d'imprimer un courrier et je file à la Poste en me disant que je pousserai jusqu' à MacDo, histoire d'éviter la corvée de cuisine.
Arrivé à la Poste, il se met à tomber de grosses gouttes et un éclair zèbre le ciel. Dix mètres plus loin, une averse orageuse s'abat sur les passants. Votre serviteur échappe de peu à la noyade dans le caniveau et se réfugie chez Ronald, qui fait le plein d'affamés et de zombis. Ca sent le chien mouillé et le chien chaud au bacon... Quinze minutes plus tard, le déluge s'arrête et je rentre ma pitance à la main.
Je m'engouffre dans l’ascenseur et j'aperçois à ce moment là une locataire supposée de l'immeuble qui prend son courrier: bonne poire, je maintiens la porte de ascenseur ouverte le temps qu'elle arrive. Finalement, elle me fait signe qu'elle va prendre l'escalier pour descendre au garage... Bon.
Je suis trempé. Mes TBS sont pourries. Mon MacDo refroidi.
Je cherche à boire dans les cartons d'Auchan qui m'a livré une heure plus tôt... Les boissons se trouvent... dans le dernier carton fouillé... On devrait toujours commencer par la fin ! Et en plus Ronald s'est planté dans la commande.
Pour me remonter le moral, et l'ego, je prends au pied de la lettre la conclusion de l'épisode de "Madame le Proviseur" ce soir: "On vaut ce que valent ses ennemis."
S'il y a un "Très Haut" et s'il persiste à vouloir m'appuyer sur la tête à chaque fois que je tente de la maintenir hors de l'eau, c'est que je ne dois pas être si mauvais que ça...
Oui bon, je sais j'exagère, mais quand on en a plein le dos, il n'en faut pas beaucoup pour vous faire croire que le sort s'acharne... La moindre petite emmerde devient une cata... C'était un peu l'humeur du jour.
Ce matin, je suis parti avec un Kway dans mon sac, des fois qu'il pleuve. J'avais renoncé à chausser des TBS alors que j'ai les pieds qui me font atrocement souffrir... Depuis que je reprends des médicaments qui modifient mes facteurs de coagulation (ou qui entraînent je ne sais quoi...), j'ai les pieds couverts de bleus (ou plutôt, de rouge...) aux endroits qui frottent sur les godasses... C'est très élégant de se balader avec des pieds à pois rouges... Faudrait que je me rase les poils, on pourrait croire que je porte des chaussettes bariolées.
Bref. Je prends malgré tout des chaussures sensées résister à la pluie.
Toute la journée : soleil radieux.
Je rentre chez moi avec une démarche proche de celle de Bourvil, lorsqu'il passe les souliers de De Funès dans la Grande Vadrouille. (Merci à Tatiana pour s'être dévouée à aller nous chercher le déjeuner à la boulangerie, à midi...)
Métro bondé. Portillon dans la gueule : en panne. Le molosse du kiosque surgit en aboyant dans sa muselière: crise cardiaque.
Je me décontracte deux minutes. Auchan me livre. Je saisis un stylo: il me casse dans les doigts.
Je troque mes grolles contre mes TBS -soulagement- , le temps d'imprimer un courrier et je file à la Poste en me disant que je pousserai jusqu' à MacDo, histoire d'éviter la corvée de cuisine.
Arrivé à la Poste, il se met à tomber de grosses gouttes et un éclair zèbre le ciel. Dix mètres plus loin, une averse orageuse s'abat sur les passants. Votre serviteur échappe de peu à la noyade dans le caniveau et se réfugie chez Ronald, qui fait le plein d'affamés et de zombis. Ca sent le chien mouillé et le chien chaud au bacon... Quinze minutes plus tard, le déluge s'arrête et je rentre ma pitance à la main.
Je m'engouffre dans l’ascenseur et j'aperçois à ce moment là une locataire supposée de l'immeuble qui prend son courrier: bonne poire, je maintiens la porte de ascenseur ouverte le temps qu'elle arrive. Finalement, elle me fait signe qu'elle va prendre l'escalier pour descendre au garage... Bon.
Je suis trempé. Mes TBS sont pourries. Mon MacDo refroidi.
Je cherche à boire dans les cartons d'Auchan qui m'a livré une heure plus tôt... Les boissons se trouvent... dans le dernier carton fouillé... On devrait toujours commencer par la fin ! Et en plus Ronald s'est planté dans la commande.
Pour me remonter le moral, et l'ego, je prends au pied de la lettre la conclusion de l'épisode de "Madame le Proviseur" ce soir: "On vaut ce que valent ses ennemis."
S'il y a un "Très Haut" et s'il persiste à vouloir m'appuyer sur la tête à chaque fois que je tente de la maintenir hors de l'eau, c'est que je ne dois pas être si mauvais que ça...
mercredi 19 mars 2003
e-testament
Bon, j'espère que ce n'est pas prémonitoire et que ce post ne sera pas le dernier hein... Mais sait-on jamais ?
Je suis allé chez le médecin qui m'a dit que j'allais globalement assez bien. Du coup, pour fêter l'événement, elle (c'est UNE professeurE) m'a dit qu'elle allait me donner un médicament... Ca doit être en prévision du fait qu'un jour j'irai plus mal... C'est pas cool ?
Oui, un tout bel antibiotique tout nouveau qui est sur le marché, que même j'ai la joie de faire parti des tous premiers à pouvoir en bénéficier ! Ah... C'est marrant, je suis moins enthousiaste làààà.
Alors Zyvoxid... Ca coûte les yeux de la tête et n'est délivré qu'en hopital... A chaque fois que je me pointe à la pharmacie de Cochin, il y a toujours un gars pour ses trithérapies (moi dans 20 ans si j'arrive jusque là ?)... Aujourd'hui c'était un mec d'une trentaine d'années, tête rasée, le visage émacié et avec de grands yeux tristes... On a échangé un regard. Ca suffit pour se comprendre: pas besoin d'aller se sentir sous la queue et de remuer le derrière pour saisir que l'autre est également de la famille.
Le retour au bureau a été pénible, la grève de RER et les manifs d'enseignants entrainaient des perturbations sympathiques question transport...
Bon alors voyons... Contre indications... De l'hypertension, j'en ai. Des troubles psychiques, rien qu'à lire ce blog, vous avez compris que bon, bref. Des médicaments contre l'asthme, j'en ai... Le médicament peut entrainer des troubles hépathiques, c'est gênant, j'ai déjà une cirrhose... Peut entrainer des modifications de la coagulation... C'est bête, je n'ai que 59000 plaquettes... Le seul point positif, dans cette notice, c'est que je ne suis pas enceinte ni en train d'allaiter...
Les effets indésirables, j'ose même pas lire...
Maux de crâne, diarrhées, nausées, vomissements, mycoses, goût métallique (c'est la première fois que je lis ça !!!), inflammation de la peau, gonflements, transpiration, frissons, fatigue, difficulté à dormir (forcément, quand tu lis la notice, ça n'aide pas à trouver le sommeil !) vision trouble, douleurs (sans préciser où !), diminution de la sensibilité cutanée, langue douloureuse, enflée, affection du pancréas (comme j'ai déjà un pancréas qui déconne, ça promet !), besoin d'uriner fréquent, phlébite, (...) etc.
Le seul point positif du paragraphe, c'est que pour les inflammation du vagin ou de la vulve, je serai tranquille.
A moins que mes couilles tombent et que ma quéquette se transforme en clito...
Ca fait peut-être partie des choses à envisager quand ils disetnt "signalez-nous tous les effets indésirables non listés" !
Donc, adieu mon cruel !
J'embrasse ma famille et mes amis.
Je lègue ma marmotte en peluche à mon filleul... Vala... Je vous aiiiime !
Je suis allé chez le médecin qui m'a dit que j'allais globalement assez bien. Du coup, pour fêter l'événement, elle (c'est UNE professeurE) m'a dit qu'elle allait me donner un médicament... Ca doit être en prévision du fait qu'un jour j'irai plus mal... C'est pas cool ?
Oui, un tout bel antibiotique tout nouveau qui est sur le marché, que même j'ai la joie de faire parti des tous premiers à pouvoir en bénéficier ! Ah... C'est marrant, je suis moins enthousiaste làààà.
Alors Zyvoxid... Ca coûte les yeux de la tête et n'est délivré qu'en hopital... A chaque fois que je me pointe à la pharmacie de Cochin, il y a toujours un gars pour ses trithérapies (moi dans 20 ans si j'arrive jusque là ?)... Aujourd'hui c'était un mec d'une trentaine d'années, tête rasée, le visage émacié et avec de grands yeux tristes... On a échangé un regard. Ca suffit pour se comprendre: pas besoin d'aller se sentir sous la queue et de remuer le derrière pour saisir que l'autre est également de la famille.
Le retour au bureau a été pénible, la grève de RER et les manifs d'enseignants entrainaient des perturbations sympathiques question transport...
Bon alors voyons... Contre indications... De l'hypertension, j'en ai. Des troubles psychiques, rien qu'à lire ce blog, vous avez compris que bon, bref. Des médicaments contre l'asthme, j'en ai... Le médicament peut entrainer des troubles hépathiques, c'est gênant, j'ai déjà une cirrhose... Peut entrainer des modifications de la coagulation... C'est bête, je n'ai que 59000 plaquettes... Le seul point positif, dans cette notice, c'est que je ne suis pas enceinte ni en train d'allaiter...
Les effets indésirables, j'ose même pas lire...
Maux de crâne, diarrhées, nausées, vomissements, mycoses, goût métallique (c'est la première fois que je lis ça !!!), inflammation de la peau, gonflements, transpiration, frissons, fatigue, difficulté à dormir (forcément, quand tu lis la notice, ça n'aide pas à trouver le sommeil !) vision trouble, douleurs (sans préciser où !), diminution de la sensibilité cutanée, langue douloureuse, enflée, affection du pancréas (comme j'ai déjà un pancréas qui déconne, ça promet !), besoin d'uriner fréquent, phlébite, (...) etc.
Le seul point positif du paragraphe, c'est que pour les inflammation du vagin ou de la vulve, je serai tranquille.
A moins que mes couilles tombent et que ma quéquette se transforme en clito...
Ca fait peut-être partie des choses à envisager quand ils disetnt "signalez-nous tous les effets indésirables non listés" !
Donc, adieu mon cruel !
J'embrasse ma famille et mes amis.
Je lègue ma marmotte en peluche à mon filleul... Vala... Je vous aiiiime !
lundi 3 mars 2003
"Boum" quand notre coeur fait "Boum"...
Aujourd'hui au bureau, Tatiana est rentrée de la boulangerie en nous disant qu'il y avait une bombe dans une valise piégée par des terroristes fondamentalistes, juste à côté de la poubelle située à l'angle de la rue Beaubourg et de notre rue...
Forcément, ça émeut.
On s'est demandé un instant si les sandwichs du jour étaient très frais ou si elle avait sniffé la mayonnaise de son crudité-jambon pour inventer des âneries pareilles. Mais devant son regard, j'ai tout de suite compris que y'avait pas matière à plaisanter...
Que même, si ça se trouvait, la vie de vrais gens qu'on croise tous les jours était en jeu : la vie des petits asiatiques qui font de la trottinette à deux enjambées du magasin de yoyos en bois du japon de leurs parents ; la vie des salariés d'NetMachin, la société d'hébergement qui se trouve de l'autre côté ; la vie des syndicalistes de Farce Ouvrière, et celle des syndicalistes des bistrotières pédésexuelles, et mères maquerelles directrices des lieux de perdition tatesques du SNEG - le syndicat national des entreprises gaies (des collègues du... enfin bon. ) - ; la vie des poivrots du bar tabac "Le Branleur" (où est-ce le "Brelan" ?) et de Paco Rabanne qui y boit parfois son petit noir à la terrasse comme je l'ai vu de temps en temps... Toutes ces vies de gens si intéressants... Si importants, si indispensables !
Et puis surtout la notre, parce qu'on devait bien la traverser pour aller déjeuner, cette putain de rue !!!
Tatiana a cherché le numéro du commissariat de quartier qui donne sur le Dépôt. Non... Je recommence, pouf... pouf....
Tatiana a cherché le numéro du commissariat de quartier qui donne en face de la rue où se situe "Le Dépôt" . Une voix lui répond d'un air guilleret, et elle explique.
Tatiana : (...) Ouiiii, je voulais juste prévenir, c'est sans doute rien, mais sait-on jamais ?
La voix : Ouuuh mais c'est gentiiiil comme tout ! (Presque excitée) Merciii on va aller voir ! (Clic.)
Tatiana : C'était un homme ou une femme ?
Nous (en choeur) : Une folle !
Moi (imitant la voix) : Ouuuh chouette ! Chouette ! On va pouvoir faire veniiiir le GIGN !!! Tous ces hommes si bien habillés et musclés... Mmhhh !
Tu penses... Un commissariat de quartier dans le 3ème... Le seul truc pour lequel ils se déplacent d'habitude, ce sont les tapages noctures quand on pousse un peu trop fort Mylène Farmer... Un bombe: ça les change ! C'est fôôôllement exotique.
Olivier, Greg et moi sommes allé déjeuner. Au bout de la rue, j'aperçois la vieille Delsey pourrie qui semble attendre la benne comme un soulagement...
Olivier (empruntant le trottoir d'en face) : Ah non ! Moi je ne passe pas à côté.
On a fait le tour...
En sortant du "Zodiac", une heure plus tard, la valise s'était fait "la malle".
Comme quoi, ils sont efficaces, dans la Police...
Moi (déçu) : Merde... Y'a même pas eu le GIGN...
Forcément, ça émeut.
On s'est demandé un instant si les sandwichs du jour étaient très frais ou si elle avait sniffé la mayonnaise de son crudité-jambon pour inventer des âneries pareilles. Mais devant son regard, j'ai tout de suite compris que y'avait pas matière à plaisanter...
Que même, si ça se trouvait, la vie de vrais gens qu'on croise tous les jours était en jeu : la vie des petits asiatiques qui font de la trottinette à deux enjambées du magasin de yoyos en bois du japon de leurs parents ; la vie des salariés d'NetMachin, la société d'hébergement qui se trouve de l'autre côté ; la vie des syndicalistes de Farce Ouvrière, et celle des syndicalistes des bistrotières pédésexuelles, et mères maquerelles directrices des lieux de perdition tatesques du SNEG - le syndicat national des entreprises gaies (des collègues du... enfin bon. ) - ; la vie des poivrots du bar tabac "Le Branleur" (où est-ce le "Brelan" ?) et de Paco Rabanne qui y boit parfois son petit noir à la terrasse comme je l'ai vu de temps en temps... Toutes ces vies de gens si intéressants... Si importants, si indispensables !
Et puis surtout la notre, parce qu'on devait bien la traverser pour aller déjeuner, cette putain de rue !!!
Tatiana a cherché le numéro du commissariat de quartier qui donne sur le Dépôt. Non... Je recommence, pouf... pouf....
Tatiana a cherché le numéro du commissariat de quartier qui donne en face de la rue où se situe "Le Dépôt" . Une voix lui répond d'un air guilleret, et elle explique.
Tatiana : (...) Ouiiii, je voulais juste prévenir, c'est sans doute rien, mais sait-on jamais ?
La voix : Ouuuh mais c'est gentiiiil comme tout ! (Presque excitée) Merciii on va aller voir ! (Clic.)
Tatiana : C'était un homme ou une femme ?
Nous (en choeur) : Une folle !
Moi (imitant la voix) : Ouuuh chouette ! Chouette ! On va pouvoir faire veniiiir le GIGN !!! Tous ces hommes si bien habillés et musclés... Mmhhh !
Tu penses... Un commissariat de quartier dans le 3ème... Le seul truc pour lequel ils se déplacent d'habitude, ce sont les tapages noctures quand on pousse un peu trop fort Mylène Farmer... Un bombe: ça les change ! C'est fôôôllement exotique.
Olivier, Greg et moi sommes allé déjeuner. Au bout de la rue, j'aperçois la vieille Delsey pourrie qui semble attendre la benne comme un soulagement...
Olivier (empruntant le trottoir d'en face) : Ah non ! Moi je ne passe pas à côté.
On a fait le tour...
En sortant du "Zodiac", une heure plus tard, la valise s'était fait "la malle".
Comme quoi, ils sont efficaces, dans la Police...
Moi (déçu) : Merde... Y'a même pas eu le GIGN...
dimanche 8 décembre 2002
Téléthon vs Télé con
En zappant de temps à autre sur le téléthon, on tombe parfois sur des vrais moments d'émotion...
Je ne parle pas des défis-fils rouges imbéciles qui ont lieu partout en France... Dans le genre, même le livre des records a du mal à rivaliser : le charcutier de Mouillette-sur-la-motte fabrique une saucisse de 30 mètres avec laquelle l'équipe de rugby du village descendra en rappel le clocher de l'église dont le curé tente actuellement de battre le record du lancé d'encensoir indoor pendant que les jeunes du secours catholique organisent dans la sacristie, un atelier-pétards qui sont revendus au profit du téléthon, etc. etc. etc. ....
Non je parle de vrais moments.
Vers minuit, la rencontre entre une jeune femme, un bout d'humain, toute recroquevillée sur son fauteuil, et Lara Fabian. La femme réalise son rêve et chante avec Lara, d'une voix remarquable qui bluffe tout le monde et la diva en particulier... Quelques instants plus tôt, ce naze de George-Alain avait massacré la même chanson dans Star Academy. (Et dire qu'il remporte la demi-finale... Scandaleux !) Les handicapés ne sont pas toujours là où l'on croit !
Je ne verse pas de larme facilement. Je peux même dire que j'ai souvent l'oeil sec pour les drames personnels. Mais à la vue de quelques malades et notamment d'un petit gosse atteint d'une maladie qui l'oblige à renouveler son sang tous les mois, j'avoue que j'étais très ému.
Le journaliste voulait à tout prix lui faire dire qu'il devait être très triste et qu'il pleurait souvent... "Non je ne pleure pas, mais des fois je suis très en colère contre ma maladie. Ca m'énerve..."
Tout le monde était très ému et Gérard Holtz a fermé sa gueule.
Ce n'est pas le moindre des défis de cette émission.
Je ne parle pas des défis-fils rouges imbéciles qui ont lieu partout en France... Dans le genre, même le livre des records a du mal à rivaliser : le charcutier de Mouillette-sur-la-motte fabrique une saucisse de 30 mètres avec laquelle l'équipe de rugby du village descendra en rappel le clocher de l'église dont le curé tente actuellement de battre le record du lancé d'encensoir indoor pendant que les jeunes du secours catholique organisent dans la sacristie, un atelier-pétards qui sont revendus au profit du téléthon, etc. etc. etc. ....
Non je parle de vrais moments.
Vers minuit, la rencontre entre une jeune femme, un bout d'humain, toute recroquevillée sur son fauteuil, et Lara Fabian. La femme réalise son rêve et chante avec Lara, d'une voix remarquable qui bluffe tout le monde et la diva en particulier... Quelques instants plus tôt, ce naze de George-Alain avait massacré la même chanson dans Star Academy. (Et dire qu'il remporte la demi-finale... Scandaleux !) Les handicapés ne sont pas toujours là où l'on croit !
Je ne verse pas de larme facilement. Je peux même dire que j'ai souvent l'oeil sec pour les drames personnels. Mais à la vue de quelques malades et notamment d'un petit gosse atteint d'une maladie qui l'oblige à renouveler son sang tous les mois, j'avoue que j'étais très ému.
Le journaliste voulait à tout prix lui faire dire qu'il devait être très triste et qu'il pleurait souvent... "Non je ne pleure pas, mais des fois je suis très en colère contre ma maladie. Ca m'énerve..."
Tout le monde était très ému et Gérard Holtz a fermé sa gueule.
Ce n'est pas le moindre des défis de cette émission.
samedi 2 novembre 2002
Bec de lièvre ou... ?
Quand nous perdons pied, que tout semble partir en lambeaux : pas de doute, il y a du magique là-dessous !
Il existe une réalité dont la dimension nous dépasse. Elle est invisible à nos yeux, inimaginable pour ceux qui ont perdu leur âme d'enfant, et insolite pour les initiés.
Et c'est elle, pourtant, qui guide nos pas de la première étincelle jusqu'à notre trépas.
Ce monde fabuleux, il s'agit du monde des fées.
Peu de gens savent qu'une fée nous est attribuée dès notre berceau et qu'elle veillera sur nous en fidèle conseillère tout au long de notre existence.
C'est elle, notre fée, qui influe sur le cours des choses, qui donne des coups de pouce à l'amour, provoque ce que les psy appellent des "actes manqués", nous souffle nos meilleures réparties et plus brillants traits de génie.
C'est elle surtout, qui donne à notre personnalité sa caractéristique principale. Car dans ce monde merveilleux, il existe des milliers de fées, chacune désignée par un adjectif, un nom commun ou bien même - et c'est une nouveauté depuis un ou deux siècles dans le monde des fées - une marque ou un nom propre. Il y a la Fée du logique, la Fée qu'arabe bosse, la Fée lation...
A chaque naissance, c'est le même processus qui se reproduit :
Nous venons au monde en être omniscient et sachant tout des mystères de la création.
Que pourrions-nous attendre de la vie, dès lors ?
C'est pourquoi notre fée se penche sur notre berceau dès la première nuit.
A ce moment précis, le charme agit : nous oublions tout ce que nous savons, les secrets du monde merveilleux d'où nous venons, et où nous retournerons un jour, les souvenirs de nos vies antérieures… Tout cela s'estompe en quelques secondes.
Tandis que la fée disparaît de notre réalité, elle promet de veiller sur nous ad vitam aeternam, afin d'apaiser les premières angoisses de l'être fragile et vierge que nous sommes redevenus.
Elle pose enfin un doigt sur notre bouche et nous intime l'ordre de nous taire.
La fente de votre lèvre supérieure est la preuve de ma terrible révélation : il s'agit de la cicatrice laissée par l'index de votre fée.
Ce sceau magique est le garant de votre silence…
Cela fait DES ANNEES que j'essaye d'en persuader les médecins et PAS UN ne veut y croire, bon sang ! Je vous laisse, il faut que j'arrête de taper sur le clavier car ils veulent me remettre leur chemise avec les manches attachées dans le dos (quelle idée, aussi !).
Il existe une réalité dont la dimension nous dépasse. Elle est invisible à nos yeux, inimaginable pour ceux qui ont perdu leur âme d'enfant, et insolite pour les initiés.
Et c'est elle, pourtant, qui guide nos pas de la première étincelle jusqu'à notre trépas.
Ce monde fabuleux, il s'agit du monde des fées.
Peu de gens savent qu'une fée nous est attribuée dès notre berceau et qu'elle veillera sur nous en fidèle conseillère tout au long de notre existence.
C'est elle, notre fée, qui influe sur le cours des choses, qui donne des coups de pouce à l'amour, provoque ce que les psy appellent des "actes manqués", nous souffle nos meilleures réparties et plus brillants traits de génie.
C'est elle surtout, qui donne à notre personnalité sa caractéristique principale. Car dans ce monde merveilleux, il existe des milliers de fées, chacune désignée par un adjectif, un nom commun ou bien même - et c'est une nouveauté depuis un ou deux siècles dans le monde des fées - une marque ou un nom propre. Il y a la Fée du logique, la Fée qu'arabe bosse, la Fée lation...
A chaque naissance, c'est le même processus qui se reproduit :
Nous venons au monde en être omniscient et sachant tout des mystères de la création.
Que pourrions-nous attendre de la vie, dès lors ?
C'est pourquoi notre fée se penche sur notre berceau dès la première nuit.
A ce moment précis, le charme agit : nous oublions tout ce que nous savons, les secrets du monde merveilleux d'où nous venons, et où nous retournerons un jour, les souvenirs de nos vies antérieures… Tout cela s'estompe en quelques secondes.
Tandis que la fée disparaît de notre réalité, elle promet de veiller sur nous ad vitam aeternam, afin d'apaiser les premières angoisses de l'être fragile et vierge que nous sommes redevenus.
Elle pose enfin un doigt sur notre bouche et nous intime l'ordre de nous taire.
La fente de votre lèvre supérieure est la preuve de ma terrible révélation : il s'agit de la cicatrice laissée par l'index de votre fée.
Ce sceau magique est le garant de votre silence…
Cela fait DES ANNEES que j'essaye d'en persuader les médecins et PAS UN ne veut y croire, bon sang ! Je vous laisse, il faut que j'arrête de taper sur le clavier car ils veulent me remettre leur chemise avec les manches attachées dans le dos (quelle idée, aussi !).
Inscription à :
Articles (Atom)